Je sais la couleur des larmes lorsque le bonheur s'en va,
Naviguer sur une rivière noire tant que le souvenir se bat.
Je sais les battements absents d'un amour qui se leurre,
Souffle d'une âme seule, récoltant les embruns de la douleur.
De tout les rivages qui bordent la route de l'espoir,
Mon navire ne cesse de s'échouer, faute de ne plus pouvoir y croire.
Les vagues jaillissent sur les flancs de ce c½ur qui saigne,
Noyé par la peur de ne plus être aimé, les battements de couleur s'éteignent.
Au loin, là où le soleil se lève, aux abords d'un souvenir qui se meurt,
Je sens la brise frémir, effleurant doucement ce regard qui pleure.
La brise souffle l'amertume, et l'espoir revient.
Les voiles se gonflent et la douleur s'éteint
il est là, souriant aux oiseaux le long d'un fleuve sans vagues,
Le vent glissant sur sa peau comme le fait mon c½ur le long de sa dague.
Cette beauté enivrante, ce regard qui donne envie d'être aimé,
Il suffit d'y déposer son âme pour quil se mette à chanter.
Je voudrais tant y croire de nouveau, être aimé pour mon sang,
Le voir porter mon c½ur comme on porte un enfant.
Un jour sombre qui fut ne sera plus jamais noir,
Et même si le crépuscule revient chaque soir,
Je me veux à croire que l'aube, quant à lui, est éternelle,
Et que les souvenirs à venir, sont auprès de lui
ta ptite fleur